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Saint Thomas d’Aquin ou la foi et la raison, par Guy AUGÉ

 
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 14:24 (2016)    Sujet du message: Saint Thomas d’Aquin ou la foi et la raison, par Guy AUGÉ Répondre en citant

Saint Thomas d’Aquin ou la foi et la raison, par Guy AUGÉ (1974)
Le thomisme est une méthode, pas un système
samedi 14 novembre 2009 par MabBlavet

Comme la loi révélée, la loi naturelle est aussi une manifestation de la volonté divine. Si l’Église est la gardienne du dépôt de la Révélation, la loi naturelle est quant à elle accessible à toute intelligence par l’observation du réel. Or la politique est naturelle comme la Cité ; aussi, lorsqu’il traite de sciences politiques, saint Thomas n’hésite pas à intégrer la pensée des sages païens tant Foi et raison ne sauraient se contredire. Rompant avec le providentialisme augustiniste de son temps, sans tomber dans le naturalisme d’un Siger de Brabant, il réévalue cette nature humaine que la Grâce accomplit sans jamais l’abroger.

Table des matières

Un thomisme peu et mal connu [titre de VLR]

Il y a exactement sept cents ans [1], Thomas d’Aquin mourait au couvent bénédictin de Fossanova, âgé de 49 ans. Il laissait une œuvre prodigieusement importante, où la mystique la plus pure s’alliait aux spéculations philosophiques les plus audacieuses de la Chrétienté contemporaine.
Mais on se tromperait lourdement en imaginant que son ascension fut triomphante et irrésistible dès le XIIIe siècle ; il connut en réalité tour à tour le succès, les critiques, les condamnations... Même après sa canonisation par le pape d’Avignon Jean XXII (en 1323), ses positions doctrinales restèrent très controversées.
Précisément parce que cet auteur a suscité de grands enthousiasmes et d’irréductibles allergies, une “question saint Thomas” se pose : symbole du cléricalisme dogmatique et de l’obscurantisme médiéval aux yeux des uns, il est, pour d’autres, l’intellectuel par excellence, le philosophe achevé.
C’est surtout à partir de l’encyclique Aeterni Patris de 1879 que l’Église catholique a privilégié sa philosophie. Mais d’être ainsi promu au rang de « Docteur commun de l’Église » fut, au dire du P. Chenu, « la plus grande catastrophe qui pouvait lui arriver ». Le fait est que, pour certains esprits prévenus, une telle étiquette équivaut a priori au discrédit d’un philosophe.
Par ailleurs, convenons-en, les thomistes ont souvent causé du tort à saint Thomas ; beaucoup d’ecclésiastiques et de moralistes, qui n’échappaient pas, au fond, à l’attraction des philosophies modernes idéalistes et rationalistes, ont qualifié de “thomisme” un peu n’importe quoi ; d’autres, comme le P. Chenu lui-même, sous prétexte que saint Thomas, au XIIIe siècle, avait “baptisé” Aristote, ont cru possible et souhaitable, mutatis mutandis, d’opérer un baptême analogue avec la grande pensée subversive de notre temps, celle de Marx. Il importe d’être prévenu de ces errements, souvent présents chez les mieux intentionnés, pour essayer d’apprécier l’Aquinate comme il le mérite et se demander en quoi réside son actualité.
Nous tenterons de dégager sommairement l’originalité de saint Thomas en son temps, puis d’examiner ce qu’il continue d’apporter au nôtre.

L’ORIGINALITE DE SAINT THOMAS EN SON TEMPS

Le XIIIe siècle : entre augustinisme et aristotélisme brut [titre de VLR]


Contrairement aux idées reçues, le XIIIe siècle n’a pas été une époque de conformisme intellectuel et religieux ; ce fut, au contraire, une période de vive ébullition, marquée par l’épanouissement des villes, la renaissance du pouvoir royal et des échanges économiques, le début du reflux féodal. Ce fut, en particulier, le temps des ordres mendiants et des Universités, deux phénomènes urbains.
Or, Thomas d’Aquin, issu d’une noble lignée (sa grand-mère paternelle était sœur de Frédéric Barberousse), avait eu, au grand dam de sa famille, une vocation de dominicain, tandis que l’on rêvait de faire de lui un abbé bénédictin, et il allait passer sa vie à batailler dans les nouvelles Universités, ces foyers de vie intellectuelle qui n’avaient pas attendu notre loi d’orientation pour constituer des communautés de maîtres et d’étudiants « autonomes, cogérées et contestataires ».
L’enseignement du Haut Moyen âge avait été purement religieux :
 les écoles carolingiennes le dispensaient autour des églises ou des monastères pour le service du culte et de la liturgie.
 Seule l’Écriture était source de connaissance, la philosophie païenne paraissant périmée à la suite de la Révélation.
 La tendance dominante était augustiniste, en théologie, en philosophie, en politique ou en droit ; cet augustinisme, nourri de Platon et de la mystique néo-platonicienne, soutenait la doctrine de l’“illumination divine”, l’impuissance de la raison naturelle, le positivisme sacral de toutes sources de connaissance.
Mais, à partir du XIIe siècle, principalement dans certaines villes (Paris, Chartres, Montpellier, Bologne, Oxford), on commença à étudier pour eux-mêmes les auteurs anciens ; on demanda aux arts profanes des vérités fondamentales à la faveur d’une curiosité élargie par divers contacts avec le monde arabe, avec Byzance et les manuscrits grecs. Une vaste entreprise de traduction s’activa de Tolède à Naples, remettant en circulation des philosophes païens oubliés, notamment la Physique et la Métaphysique d’Aristote avec les commentaires musulmans (Avicenne, XIe s, Averroès, XIIe) ou juifs (Maïmonide, XIIe s). C’est la grande Renaissance du XIIe siècle.
Naturellement, cet afflux de culture non-chrétienne n’a pas manqué de susciter la contestation et de multiplier les opposants aux doctrines traditionnelles.
Au début du XIIIe siècle, l’émergence des Universités, qui cessaient de dépendre étroitement de l’ordinaire du lieu pour se rattacher lointainement au seul Souverain Pontife, permit d’ouvrir plus librement les programmes aux auteurs profanes, latins ou grecs.
Le succès d’Aristote fut considérable.
À la Faculté des Arts, l’invasion allait très loin : Siger de Brabant était franchement “averroïste”, diffusant un Aristote naturaliste non expurgé. Il croyait à l’éternité du monde et professait la doctrine de la “double vérité” (rationnelle et religieuse).
À ce moment, médecine, morale, théologie même sont gagnées peu ou prou. Certains religieux, tels les Franciscains, résistent farouchement à ces nouveautés subversives.
Thomas d’Aquin, au contraire, sous l’influence de son maître Albert le Grand, adopte d’emblée une position d’ouverture. Celle-ci se manifeste à tous les niveaux, théologique, philosophique, politique.


Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Saint-Thomas-d-Aquin-ou-la-foi-et,82


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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 14:24 (2016)    Sujet du message: Publicité

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