Index du Forum




 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Le Ta Hio, traité de politique et de morale naturelle, par Confucius

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> LA FRANCE COURONNÉE -> La France couronnée
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Carinthie
Baronnet
Baronnet

Hors ligne

Inscrit le: 02 Fév 2015
Messages: 158
Masculin
Point(s): 158
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 14:12 (2016)    Sujet du message: Le Ta Hio, traité de politique et de morale naturelle, par Confucius Répondre en citant

Le Ta Hio, traité de politique et de morale naturelle, par Confucius (500 av.J.C)
Le programme politique de l’Aristote chinois
dimanche 31 mai 2009 par MabBlavet

Comme un pied de nez aux Modernes, du fond des âges, Confucius rappelle les principes essentiels de la politique, entre autres : Il existe une nature humaine que chaque homme doit accomplir en se conformant aux lois morales immuables et indépendantes de toute volonté humaine. L’autorité est un « mandat du Ciel » mais le chef ne garde sa légitimité que si son gouvernement vise à l’accomplissement de la nature humaine chez ses inférieurs. L’exercice de l’autorité réclame l’effort sur soi par la pratique de la vertu. Bien plus qu’un simple traité de sciences politiques, le Ta-Hio expose le seul moyen efficace (avec la Grâce) pour restaurer la cité traditionnelle.

Table des matières

Introduction de VLR

Texte tiré du livre :
Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. PAUTHIER, Librairie Garnier Frères, 1921.
Chronologie des auteurs :
  • Confucius  : nom latinisé de Khoung-Fou-Tseu ou Khoung-Tseu, auteur du Ta-Hio (500 av.J.C)
  • Thseng-Tseu  : disciple de Confucius et auteur de l’Explication (du Ta-Hio).
  • Meng-tseu  : disciple de Confucius.
  • Tching-Tseu  : auteur de l’Avertissement et du Commentaires sur le Ta-Hio.
  • Tchoû-Hî  : auteur de la Préface du commentaire et de notes sur le Ta-Hio et l’Explication (1191 ap.J.C)

Préface du commentaire sur le Ta hio par le docteur Tchoû-Hî
L’âge d’or de la Chine ancienne [titre de VLR]
Le Livre de la Grande Étude est celui que, dans l’antiquité, on enseignait aux hommes dans le lieu de la Grande Étude (le Grand Collège impérial) et qu’on leur proposait comme ligne de conduite ; or, les hommes tirant du ciel leur origine, il en résulte qu’il n’en est aucun qui n’ait été doué par lui des sentiments de charité ou d’humanité, de justice, de convenance et de sagesse.
Cependant, quoique tous les hommes possèdent certaines dispositions naturelles et constitutives qu’ils ont reçues en naissant, il en est quelques-uns qui n’ont pas le pouvoir ou la faculté de les cultiver et de les bien diriger. C’est pourquoi ils ne peuvent pas tous avoir en eux les moyens de connaître les dispositions existantes de leur propre nature, et ceux de leur donner leur complet développement. Il en est qui, possédant une grande perspicacité, une intelligence pénétrante, une connaissance intuitive, une sagesse profonde, peuvent développer toutes les facultés de leur nature ; et ils se distinguent au milieu de la foule qui les environne ; alors le ciel leur a certainement donné le mandat d’être les chefs et les instituteurs des générations infinies ; il les a chargés de la mission de les gouverner et de les instruire, afin de les faire retourner à la pureté primitive de leur nature.
Voilà comment [les anciens empereurs] Fou-hi, Chin-noung, Eoang-ti, Yao et Chun occupèrent successivement les plus hautes dignités que confère le ciel ; comment les ministres d’État furent attentifs à suivre et à propager leurs instructions, et d’où les magistrats qui président aux lois civiles et à la musique dérivèrent leurs enseignements.
Après l’extinction des trois premières dynasties, les institutions qu’elles avaient fondées s’étendirent graduellement. Ainsi, il arriva par la suite que, dans les palais des rois, comme dans les grandes villes et même jusque dans les plus petits villages, il n’y avait aucun lieu où l’on ne se livrât à l’étude.
Organisation de l’éducation [titre de VLR]
Dès que les jeunes gens avaient atteint l’âge de huit ans, qu’ils fussent les fils des rois, des princes ou de la foule du peuple, ils entraient tous à la Petite École, et là, on leur enseignait à arroser, à balayer, à répondre promptement et avec soumission à ceux qui les appelaient ou les interrogeaient ; à entrer et à sortir selon les règles de la bienséance ; à recevoir les hôtes avec politesse, et à les reconduire de même. On leur enseignait aussi les usages du monde et des cérémonies, la musique, l’art de lancer des flèches, de diriger des chars, ainsi que celui d’écrire et de compter.
Lorsqu’ils avaient atteint l’âge de quinze ans, tous, depuis l’héritier présomptif de la dignité impériale et tous les autres fils de l’empereur jusqu’aux fils des princes, des premiers ministres, des gouverneurs de provinces, des lettrés ou docteurs de l’empire promus à des dignités, ainsi que tous ceux d’entre les enfants du peuple qui brillaient par des talents supérieurs, entraient à la Grande École, et on leur enseignait les moyens de pénétrer et d’approfondir les principes des choses, de rectifier les mouvements de leur cœur, de se corriger, de se perfectionner eux-mêmes et de gouverner les hommes.
Voilà comment les doctrines que l’on enseignait dans les collèges étaient divisées en grandes et petites. Par cette division et cette composition des études, leur propagation s’étendit au loin, et le mode d’enseigner se maintint dans les limites de cet ordre de subordination ; c’est ce qui en fit un véritable enseignement.
En outre, toute la base de cette institution résidait dans la personne du prince, qui en pratiquait tous les devoirs. On ne demandait aucun salaire aux enfants du peuple, et on n’exigeait rien d’eux que ce dont ils avaient besoin pour vivre journellement. C’est pourquoi, dans ces âges passés, il n’y avait aucun homme qui ne se livrât à l’étude. Ceux qui étudiaient ainsi se gardaient bien de ne pas s’appliquer à connaître les dispositions naturelles que chacun d’eux possédait réellement, la conduite qu’il devait suivre dans les fonctions qu’il avait à remplir ; et chacun d’eux faisait ainsi tous ses efforts, épuisait toutes ses facultés, pour atteindre à sa véritable destination.
Voilà comment il est arrivé que, dans les temps florissants de la haute antiquité, le gouvernement a été si glorieux dans ceux qui occupaient les emplois élevés, les mœurs si belles, si pures dans les inférieurs, et pourquoi il a été impossible aux siècles qui leur ont succédé d’atteindre à ce haut degré de perfection.
Les temps de décadence et l’avènement de Confucius [titre de VLR]
Sur le déclin de la dynastie des Tchéou, lorsqu’il ne paraissait plus de souverains doués de sainteté et de vertu, les règlements des grandes et petites Écoles n’étaient plus observés ; les saines doctrines étaient dédaignées et foulées aux pieds ; les mœurs publiques tombaient en dissolution.
Ce fut à cette époque de dépravation générale qu’apparut avec éclat la sainteté de Khoung-Tseu [Confucius] ; mais il ne put alors obtenir des princes qu’ils le plaçassent dans les fonctions élevées de ministre ou instituteur des hommes, pour leur faire observer ses règlements et pratiquer sa doctrine.
Dans ces circonstances, il recueillit dans la solitude les lois et institutions des anciens rois, les étudia soigneusement et les transmit [à ses disciples] pour éclairer les siècles à venir.
Les chapitres intitulés Khio-li, Chao-i, Neï-tse [1], concernent les devoirs des élèves, et appartiennent véritablement à la Petite Étude, dont ils sont comme des ruisseaux détachés ou des appendices ; mais, parce que les instructions concernant la Petite Étude [ou l’[i]Meng-tseu[/i], il ne se trouva plus personne pour enseigner et propager cette doctrine des anciens ; alors, quoique le livre qui la contenait continuât d’exister, ceux qui la comprenaient étaient fort rares. Ensuite il est arrivé de là que, les lettrés dégénérés s’étant habitués à écrire des narrations, à compiler, à faire des discours élégants, leurs œuvres concernant la Petite Étude furent au moins doubles de celles de leurs prédécesseurs ; mais leurs préceptes différents furent d’un usage complètement nul.
Invasion des doctrines perverses de Lao-Tseu et de Bouddha [titre de VLR]
Les doctrines du Vide et de la Non-Entité [2], du Repos absolu et de l’Extinction finale [3], vinrent ensuite se placer bien au-dessus de la Grande Étude ; mais elles manquaient de base véritable et solide. Leur autorité, leurs prétentions, leurs artifices ténébreux, leurs fourberies, en un mot les discours de ceux qui les prêchaient pour s’attirer une renommée glorieuse et un vain nom, se sont répandus abondamment parmi les hommes ; de sorte que l’erreur, en envahissant le siècle, a abusé les peuples, et a fermé toute voie à la charité et à la justice.
Bien plus, le trouble et la confusion de toutes les notions morales sont sortis de leur sein ; au point que les sages mêmes ne pouvaient être assez heureux pour obtenir d’entendre et d’apprendre les devoirs les plus importants de la grande doctrine, et que les hommes du commun ne pouvaient également être assez heureux pour obtenir, dans leur ignorance, d’être éclairés sur les principes d’une bonne administration, tant les ténèbres de l’ignorance s’étaient épaissies et avaient obscurci les esprits !
Cette maladie s’était tellement augmentée, dans la succession des années ; elle était devenue tellement invétérée, qu’à la fin de l’époque des cinq dynasties [vers 950 de notre ère] le désordre et la confusion étaient au comble.
Renaissance de la civilisation avec l’enseignement de la vertu sous la dynastie Soung [titre de VLR]
Mais il n’arrive rien sur cette terre que le ciel ne ramène de nouveau dans le cercle de ses révolutions ; la dynastie des Soung s’éleva, et la vertu fut bientôt florissante ; les principes du bon gouvernement et l’éducation reprirent leur éclat. À cette époque, apparurent dans la province du Ho-nan deux docteurs de la famille Tching, lesquels, dans le dessein de transmettre à la postérité les écrits de Meng-tseu et de ses disciples, les réunirent et en formèrent un corps d’ouvrage.
Ils commencèrent d’abord par manifester une grande vénération pour ce livre [le [i], en mirent en ordre les matériaux, et lui rendirent ses beautés primitives.
Ensuite la doctrine qui avait été anciennement exposée dans le livre de la Grande Étude, pour instruire les hommes, le véritable sens du saint texte original [de [i]5[/url]] ; enfin, en suppléant ce que les premiers éditeurs et commentateurs avaient omis ou seulement indiqué d’une manière trop concise ; en attendant que, dans la suite des temps, il vienne un sage capable d’accomplir la tâche que je n’ai fait qu’effleurer.
Je sais parfaitement que celui qui entreprend plus qu’il ne lui convient n’est pas exempt d’encourir pour sa faute le blâme de la postérité. Cependant, en ce qui concerne le gouvernement des États, la conversion des peuples, l’amélioration des mœurs, celui qui étudiera mon travail sur le mode et les moyens de se corriger ou se perfectionner soi-même et de gouverner les hommes dira assurément qu’il ne lui aura pas été d’un faible secours.
Du règne nommé Chun-hi, année Kui-yeo [1191 de notre ère], second mois lunaire Kia-tseu, dans la ville de Sin-ngan, ou de la Paix nouvelle [vulgairement nommée [/i][/i]Hoeï-tchéou]

Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Le-Ta-Hio-traite-de-politique-et


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 14:12 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> LA FRANCE COURONNÉE -> La France couronnée Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com