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Qu’est ce que le légitimisme ? par Jean-Louis Maral

 
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 14:06 (2016)    Sujet du message: Qu’est ce que le légitimisme ? par Jean-Louis Maral Répondre en citant

Qu’est ce que le légitimisme ? par Jean-Louis MARAL
Le légitimisme ou l’écologie politique (1980)
mercredi 3 avril 2013 par La Légitimité

Hétérogène aux idéologies, il [le légitimisme] ne peut, sans se renier, s’en adultérer. Les « fusions » de type orléaniste prétendant réconcilier le principe légitimiste avec celui, qui lui est diamétralement contraire, de la souveraineté populaire, et accessoirement marier l’idéal et le lucre, sont l’exemple le plus absurde, et le plus choquant, de ces mésalliances conjoncturelles. Le « compromis nationaliste » n’a pas plus de consistance ou de logique, non plus que l’intégration à une « droite » d’intérêt, invétérée dans ses sécheresses et dans ses refus.

Table des matières

Jean-Louis Maral, article Encore quelques réflexions sur le légitimisme, La Légitimité, Numéro spécial, Décembre 1980, p.9-11.
Les titres ont été rajoutés par la rédaction de VLR pour faciliter la lecture en ligne.

Le légitimisme : un concept pérenne
Modes éphémères bonapartiste et orléaniste, pérennité légitimiste
Les impérialistes, au jugement de Chateaubriand, n’avaient point l’apparence de jeunesse qu’ils souhaitaient se donner :
Citation:
ils ne sont pas antiques comme les légitimistes, ils ne sont que vieillis comme une mode passée ; ils ont l’air de divinités de l’Opéra descendues de leur char de carton doré [1].

Le bonapartisme, né d’une péripétie de l’histoire, l’orléanisme, fruit d’un compromis circonstanciel, ne sauraient en effet prétendre à quelque pérennité si ce n’est comme dénominateurs de tendances politiques les définissant à quelque degré : démocratie consulaire, conservatisme libéral et hybride des « habiles ». Nul ne s’en réclamerait sérieusement, fût-ce de manière symbolique [2]. Le terme « légitimiste » jouit d’une meilleure fortune, et même d’un regain de faveur, pour ne rien dire de la référence si fréquente à la notion de légitimité politique. Ainsi parle-t-on couramment de légitimisme, à l’heure actuelle, pour désigner l’attitude des gaullistes purs — de prétention du moins.
Ce que recouvre le concept de légitimisme
Le concept de légitimisme s’identifie en effet, lors même qu’on ne le creuse guère et qu’on n’en envisage aucunement les exigences signifiantes, à l’idée plus ou moins consciente d’une fidélité, d’une rectitude, d’une permanence nécessaires. Perçu comme un archétype antique, en effet, voire mythologique, il atteste par sa persistance l’importance du jalon historique qui malgré tout le concrétise et l’incarne, et prend plus de valeur par ce qu’il attire à lui d’implicite que de délibéré.
Le légitimisme ou la politique naturelle
Genèse naturelle du légitimisme dynastique
Le légitimisme spécifié, dynastique, ne ressortit pas au reste d’un codex politico-doctrinal, d’une somme dogmatique, en quoi il diffère de nature avec les partis politiques classiques, positivistes d’esprit et totalitaires de finalité. Le légitimisme, reposant sur un principe extrêmement simple, savoir un ordre successoral indépendant des chocs et des pressions des intérêts personnels et des débats d’idées, est au contraire antipolitique, en quelque sorte, comme il est anti-doctrinaire.
Le légitimisme s’oppose aux idéologies, nécessairement artificielles
L’idéologie, ciment artificiel des mouvements politiques contemporains, lui est foncièrement étrangère. À cet égard, les réactions de rejet que l’on observe actuellement envers la logomachie politicienne, l’aspiration, exprimée de façon floue et le plus souvent incohérente, à ce qu’on pourrait appeler, usant des vagues termes en vogue, une sorte d’« écologie », ou de « dépollution », ou de retour aux sources en tous domaines, y compris le domaine politique, converge, quelque paradoxales qu’en soient les émergences et les manifestations, avec les préoccupations du légitimisme le mieux informé. Refuser « la politique », l’intoxication et la sclérose intellectuelles créées par le déversement des propagandes, c’est, qu’on le veuille ou non, refuser les mœurs démocratiques, c’est souhaiter de renouer avec un exercice plus naturel du pouvoir.
Un gouvernement royal générateur d’harmonie sociale
Or quoi de plus naturel, en fait de pouvoir, que le gouvernement royal générateur :
  • d’harmonie juridique : lui seul est garant d’une loi supérieure à lui — et non pas producteur et produit d’un simple légalisme, d’un positivisme juridique.
  • d’harmonie sociale : lui seul, n’étant pas l’expression d’un groupe ou d’une classe, peut assurer l’ordre — visé ici au sens platonicien et le plus harmonique —, en une société d’ordres, justement, et non en une société de classes ; lui seul, d’essence spirituelle et sacrale, peut épargner les déchéances dénaturantes dans lesquelles sombrent les sociétés bâties à hauteur d’homme : sociétés individualistes ou sociétés collectivistes, la différence n’étant que de degré entre celles-ci et celles-là, de toutes façons désordonnées et massifiées ; d’ailleurs honnies de presque tous, et néanmoins subies par tous. Non socialiste, dans la mesure où ce terme imprécis, « fourre-tout », implique cependant, au bout du compte, la prééminence d’un État distributeur et souverain en tous domaines, le légitimisme, traditionnellement, est social comme il est religieux et désintéressé ; il exige non l’esclavage nouveau dont s’alimente la statolâtrie contemporaine — socialiste, « fasciste » ou simplement libérale — mais l’équité, la justice distributive.
Un légitimisme insoluble aux idéologies
Hétérogène aux idéologies, il ne peut, sans se renier, s’en adultérer :
  • les « fusions » de type orléaniste prétendant réconcilier le principe légitimiste avec celui, qui lui est diamétralement contraire, de la souveraineté populaire, et accessoirement marier l’idéal et le lucre, sont l’exemple le plus absurde, et le plus choquant, de ces mésalliances conjoncturelles.
  • Le « compromis nationaliste » n’a pas plus de consistance ou de logique, non plus que l’intégration à une « droite » d’intérêt, invétérée dans ses sécheresses et dans ses refus.

Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Qu-est-ce-que-le-legitimisme-Par


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