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L’abolition de l’homme, par C.S. LEWIS

 
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 13:48 (2016)    Sujet du message: L’abolition de l’homme, par C.S. LEWIS Répondre en citant

L’abolition de l’homme, par C.S. LEWIS (1898-1963)
Ou l’horizon de la modernité
samedi 26 octobre 2013 par MabBlavet

L’éducation traditionnelle a pour finalité de montrer à chacun comment se conformer à notre nature, à cette loi naturelle que Lewis — l’auteur du Monde de Narnia — choisit par commodité d’appeler : le Tao. « Seul le Tao fournit à l’action humaine une loi commune qui peut englober à la fois les gouvernants et les gouvernés. La croyance dogmatique en une valeur objective est nécessaire à la notion même d’une autorité qui ne soit pas tyrannie ou d’une obéissance qui ne soit pas esclavage. » À l’opposé, l’éducation dans la modernité se réduit à un conditionnement par des techniques propagande et de manipulation. La conquête ultime de l’homme sur la nature consiste alors dans le viol de sa propre nature : « il s’agit toujours de discréditer totalement les valeurs traditionnelles et de donner à l’humanité une forme nouvelle conformément à la volonté (qui ne peut être qu’arbitraire) de quelques membres… la maîtrise de l’homme sur lui-même signifie alors simplement la domination des conditionneurs sur le matériau humain conditionné ». Plus effrayant : puisant ses racines dans la volonté d’autonomie de la modernité, « ce processus qui abolira l’homme va aussi vite dans les pays communistes que chez les démocrates et les fascistes ».

Table des matières

Introduction de Vive le Roy

Extraits du livre de C. S. Lewis : L’abolition de l’homme.
Éditions Raphaël, Suisse, 2000, Traduction de Denis Ducatel.
Nous conseillons vivement ce livre dont les quelques citations qui suivent ne sauraient épuiser la richesse.
AVERTISSEMENT : Les titres et inter-titres ont été rajoutés par VLR pour faciliter la lecture en ligne.
De l’existence d’une loi commune à l’humanité
Saint Augustin
Saint Augustin a défini la vertu comme un ordo amoris, un état bien ordonné des affections selon lequel tout objet reçoit le genre et le degré d’amour qui lui est approprié [1].
Aristote
Aristote dit que le but de l’éducation est d’apprendre aux gens à aimer et à haïr ce qu’il convient d’aimer et de haïr [2]. Quand vient l’âge de la réflexion mûre, celui qui aura été formé aux « affections ordonnées » ou aux « sentiments appropriés » trouvera aisément les premiers principes de l’éthique ; mais ils seront invisibles à l’homme corrompu, incapable de progrès dans cette science [3].
Platon
Platon avant lui avait dit la même chose. Le petit animal humain ne peut avoir du premier coup des réactions justes. Il doit être entraîné à ressentir du plaisir, de l’attirance, de la répugnance et de la haine envers les choses qui sont réellement plaisantes, attirantes, répugnantes et haïssables [4]. Dans La République, le jeune homme bien élevé est celui qui
Citation:
voit très clairement le désordre et la laideur dans les œuvres mal faites de l’homme et dans les malformations de la nature et qui, avec un juste dégoût, blâme et hait le laid dès ses plus jeunes années et loue avec délice la beauté, en l’accueillant dans son âme et en s’en nourrissant pour devenir ainsi un homme au cœur doux. Tout cela avant qu’il ait atteint l’âge de raison ; si bien que quand la raison vient, formé comme il l’a été, il l’accueille à bras ouverts et la reconnaît à cause de l’affinité qu’il ressent vis-à-vis d’elle. [5]
Hindouisme primitif
Dans l’hindouisme primitif, le comportement qu’on peut appeler bonne conduite consiste à se conformer — et presque à participer — au Rta, ce grand rituel, ou canevas, où s’entremêlent le naturel et le surnaturel qui se révèlent à la fois dans l’ordre cosmique, dans les vertus morales et dans le cérémonial du temple. Le Rta, c’est-à-dire la justice, la congruence, l’ordre, est constamment identifié à la saty, ou vérité, à ce qui correspond à la réalité. Tout comme Platon a dit que le bien était « au-delà de l’existence » et Wordworth que la vertu faisait la force des étoiles, les maîtres indiens disent que les dieux eux-mêmes sont nés du Rta [6] et lui obéissent.
Chine ancienne
Les Chinois aussi parlent d’une grande chose (la plus grande de toutes) qu’ils appellent le Tao. C’est la réalité au-delà de tous les prédicats, l’abysse qui était avant le Créateur lui-même. C’est la Nature, la Voie, le Chemin. C’est la Voie que poursuit l’univers, la Voie sur laquelle les choses émergent éternellement, sereinement et tranquillement, pour entrer dans l’espace et le temps. C’est aussi la Voie que tout homme doit suivre pour imiter cette progression cosmique et supra-cosmique, en conformant toutes ses activités au grand modèle [7].
Citation:
Dans les rituels, peut-on lire dans les Entretiens, c’est l’harmonie avec la Nature qui compte par-dessus tout. [8]
Les Hébreux
Les Hébreux des temps anciens louaient de même la loi, déclarant qu’elle était vraie [9].
Un choix pratique : loi naturelle = Tao
Pour des raisons de concision, je donnerai désormais simplement le nom de Tao à cette conception des choses, quelle que soit la forme qu’elle revêt, platonicienne, aristotélicienne, stoïcienne, chrétienne ou orientale. Certains des exemples que j’en donne dans cet ouvrage sembleront peut-être à d’aucuns quelque peu bizarres, voire proches du magique. Mais nous ne pouvons nous permettre d’ignorer ce qu’ils ont tous en commun. J’entends par là la doctrine de l’objectivité des valeurs, la conviction que certaines attitudes sont véritablement conformes à la réalité de ce qu’est l’univers et de ce que nous sommes, tandis que d’autres ne le sont pas. Ceux qui connaissent le Tao peuvent soutenir qu’appeler les enfants « mignons » et les vieillards « vénérables » n’est pas simplement restituer un fait psychologique au sujet de nos propres émotions parentales ou filiales du moment ; c’est plutôt reconnaître une qualité qui exige une certaine réaction de notre part, que nous l’ayons ou non. (p. 30, 33)


Source et suite: http://www.viveleroy.fr/L-abolition-de-l-homme-par-C-S


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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 13:48 (2016)    Sujet du message: Publicité

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