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Les corporations : utopie ou idée neuve ?

 
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Carinthie
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 13:43 (2016)    Sujet du message: Les corporations : utopie ou idée neuve ? Répondre en citant

Les corporations : utopie ou idée neuve ?
Pour une alternative au capitalisme et au socialisme
lundi 20 octobre 2008 par Valancony

La crise boursière a au moins eu le mérite de mettre à mal le dogme libéral du libre échange et le monde s’indigne à juste titre de l’enrichissement artificiel des uns et de l’appauvrissement des autres. Alors ! n’y-a-t-il d’issue que dans la désespérante lutte des classes socialiste, dresser le "peuple" contre le patronat ? La solution n’est-elle pas dans le corporatisme, où le patron et l’ouvrier travaillent ensemble pour le bien commun de la Cité, dans le souci de l’ouvrage bien fait, avec des prix et un marché régulés par l’autorité publique pour que chacun puisse vivre dignement ?

Table des matières

Définition du terme corporation

Le terme de corporation, tiré du latin médiéval, apparaît pour la première fois en 1530 sous la plume de l’Anglais John Palsgrave (1480-1555), maître es arts de l’université de Paris. Ce grammairien lui donne alors le sens de corps social organisé, de personne morale, unique ou collective, jouissant d’une certaine capacité juridique.
Cette approche réunit sous le même vocable des réalités aussi différentes qu’une municipalité, un chapitre de collégiale, un groupement d’actionnaires, des évêques ou les condisciples d’une même école... Les mots conservent toujours cette signification en Grande-Bretagne et, plus largement, dans les pays anglo-saxons.
En France, depuis le XVIIIe siècle, le nom de corporation se trouve réservé à ce que l’on appelait autrefois les métiers jurés, les corps de métier, les maîtrises ou jurandes. Il désigne une communauté professionnelle relevant du droit public et regroupant, en principe, tous les membres d’une même profession, qu’ils soient qualifiés de maîtres, compagnons ou apprentis.
Cette organisation du monde du travail diffère de la structure syndicale que nous connaissons aujourd’hui. Celle-ci, inspirée de l’idéologie de la lutte des classes, distingue et oppose les différentes catégories hiérarchiques de l’entreprise.
 Au cours de cette étude, nous nous attacherons d’abord à saisir les raisons de l’émergence puis du développement du mouvement corporatif.
 Dans un second temps, nous constaterons, dans la suite des siècles, son affaiblissement progressif qui conduira à sa mort programmée.
 Un troisième volet de l’exposé permettra d’aborder le problème des corporations au cours des XIXe et XXe siècles.
Tout au long de notre cheminement, une pensée nous servira de fil conducteur : le corporatisme est-il une utopie révolue ou une idée neuve ?
Origine des corporations.

En remontant les générations, nous allons tenter de découvrir pourquoi et comment sont nées et se sont développées les corporations. Ensuite l’exemple de la Bretagne nous fournira un certain nombre de points de repère utiles à notre compréhension de l’institution.
Une tendance saine et naturelle : l’union des gens de métier.
L’homme n’est pas un être voué par nature à la solitude. Il se réalise pleinement en partageant la vie de communautés diverses et complémentaires. Il appartient à une famille, à un village, à une cité, à un métier... De tous temps les gens pratiquant la même activité professionnelle, partageant une même expérience, rencontrant les mêmes difficultés se sont sentis solidaires. Naturellement, de façon pragmatique, au gré des circonstances, ils se sont réunis, de manière formelle ou informelle, pour traiter de leurs affaires communes, instaurer une règle de jeu et la faire respecter.
De lointaines racines.
Les Romains connaissaient déjà des “collèges de métiers” à caractère obligatoire et leur souvenir a, sans nul doute, influencé les institutions professionnelles de langue d’Oc. Dans le nord du royaume capétien, les pratiques des anciennes guildes germaniques ont inspiré les statuts des corporations. Mentionnons au passage que ces sociétés jurées de marchands et d’artisans inquiétèrent assez tôt le pouvoir féodal à cause de leur puissance et de leur turbulence.
Vers la même époque - XIIe siècle - se développèrent en Europe du Nord, principalement l’Angleterre, les Pays-Bas et les Provinces rhénanes, des unions volontaires de riches négociants et de puissants entrepreneurs. On assista alors à l’émergence de compagnies, de ligues de marchands, destinées à protéger et étendre le commerce “international”.
La ville de Vitré, par exemple, bien qu’éloignée des grands courants commerciaux maritimes ou terrestres, participa, il est vrai avec quelque retard, à ce mouvement. On y vit naître en 1472 la “Confrérie des marchands d’Outre-mer”.
Dès le XIe siècle, existait à Saint Omer une guilde des marchands-drapiers.
Il est difficile de trouver des documents pour un passé aussi lointain et de dresser un tableau exhaustif des chartes concédées. Cependant, c’est vers cette époque, spécialement en France et dans les Flandres que les corporations prirent leur forme définitive.
N’oublions pas non plus l’Italie qui, aujourd’hui encore, se souvient du rayonnement artistique de ses communautés de métier du Moyen Âge.
Les confréries, associations pieuses et charitables, contribuèrent grandement à la mise sur pied des corporations. La frontière entre le spirituel et le temporel s’avérait parfois difficile à tracer. Cette séparation quelque peu artificielle était étrangère à la mentalité des hommes de la Chrétienté.
Participation de la corporation au bien commun de la Cité.
C’est à la fin du XIIe siècle, voire au début du XIIIe siècle que l’ont vit fleurir les maîtrises. Rapidement, l’autorité politique du moment, seigneur ou souverain, se trouva amenée à les reconnaître et à les encadrer. Nées d’un mouvement naturel, elles concouraient à l’exercice d’une économie bonne et loyale. Par là elles participaient au bien commun. Un dicton ancien affirmait : « Quel métier que l’homme fasse, il doit servir la ville où il est de son métier pour qu’il n’y manque ni pain ni vin ». On voit que cette sentence ne prend pas uniquement en considération l’intérêt de l’individu concerné mais aussi celui de la Cité.
Ainsi se créèrent, peu à peu, des unions professionnelles dont les membres, liés par un serment, s’engageaient à respecter un certain nombre de coutumes et d’usages dans le but de défendre leurs légitimes intérêts, d’accroître leur solidarité mais aussi de répondre aux exigences d’un véritable service public. Démarche qui s’inscrivait dans une vision chrétienne de la société.
Le pouvoir, seigneurial, royal, voire municipal, organe naturel de tutelle, s’engageait à protéger les hommes du métier contre la concurrence déloyale, les pratiques malhonnêtes, les agissements extérieurs... En contrepartie il exigeait qu’en toute occasion l’intérêt général soit présent dans chaque acte de la vie économique.


Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Les-corporations-utopie-ou-idee,47


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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 13:43 (2016)    Sujet du message: Publicité

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