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Le militarisme fléau révolutionnaire, par Monseigneur FREPPEL

 
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 11:26 (2016)    Sujet du message: Le militarisme fléau révolutionnaire, par Monseigneur FREPPEL Répondre en citant

Le militarisme fléau révolutionnaire, par Monseigneur FREPPEL (janvier 1889)
Guerre totale et service militaire signes d’un recul de civilisation
dimanche 17 août 2008 par MabBlavet

En cette fin de XIXe siècle le professeur de Sorbonne stigmatise le militarisme - fils de la Révolution - comme un retour à la barbarie. Il dénonce le service national et le principe de ce que l’on appellera plus tard la guerre totale. Les dernières lignes prophétisent d’ailleurs clairement les grandes boucheries du XXe siècle.

Table des matières

Préface de VLR

Le document suivant est tiré du livre de Mgr Freppel :
La Révolution française, à propos du centenaire de 1789,
A.Roger et F.Chernoviz éditeurs, 7 rue des grands-augustins, Paris 1889.
23e édition
pp. 82, 96 à 102.
Le chapitre original a pour titre : La Révolution française et le militarisme.
Pour faciliter la publication en ligne, la rédaction de VLR a ajouté des intertitres qui ne figurent pas dans l’œuvre originale.

La conscription, recul de la civilisation

L’une des plaies les plus vives et les plus profondes de notre temps, c’est le militarisme, ce système véritablement monstrueux, qui consiste à prendre chaque année tous les jeunes hommes valides d’un pays, à peu d’exceptions près, pour les enfermer dans des casernes, vrais foyers d’irréligion et d’inconduite, loin de leurs familles dont, à cet âge-là, les leçons et les exemples leur seraient si nécessaires et auxquelles leurs services pourraient être si précieux ; enlevés brusquement à leurs travaux, sans égard pour les intérêts majeurs d’une nation, ceux de l’agriculture, du commerce et de l’industrie ; jetés dans un célibat forcé et privés, pendant plusieurs années, des libertés les plus naturelles à l’homme et au citoyen.
Que les partisans de la perfectibilité indéfinie de l’espèce humaine applaudissent à un pareil spectacle, c’est affaire à eux, et nous leur laissons volontiers cette satisfaction. Quant à nous, il nous est impossible de ne pas voir dans cet état de choses irrégulier, anormal, contre nature, un recul de la civilisation européenne.
Certes, la défense militaire d’un pays est d’une nécessité indispensable nul doute a cet égard. Mais le progrès de la civilisation avait précisément consisté à réduire de plus en plus des charges si onéreuses pour une nation, à diminuer le chiffre des hommes de guerre pour augmenter celui des citoyens uniquement appliqués aux métiers et aux arts.
Plus on s’était éloigné de l’invasion des barbares, de l’époque des Huns et des Vandales, où chaque individu prenait part à la guerre, moins les armées étaient devenues nombreuses. Les charges militaires ne pesaient que sur une faible quantité d’hommes et le reste de la population était exonéré par là même d’un service le plus pénible de tous.
Employer à la défense du territoire le moins de soldats possible, afin de soulager d’autant les différentes classes de la société ; recruter l’armée par la voie des engagements volontaires, au lieu d’imposer à tous une commune servitude, c’est le but auquel tendait de toutes parts la civilisation européenne ; et ce but avait été atteint le plus souvent.
On est surpris du nombre peu considérable de troupes engagées dans les guerres du dix-septième et du dix-huitième siècles. À Fontenoy, la dernière grande affaire militaire de l’ancienne monarchie, il n’y avait pas quarante mille hommes en ligne du côté des Français [1].
Dans de pareilles conditions, on n’avait rien a redouter, ni pour le mouvement de la population, ni pour l’essor de l’industrie, du travail et des arts.
Avant 1789, il n’est pas question de levées en masse ni d’armements universels ; le militarisme n’existe pas.


Source et suite: http://www.viveleroy.fr/Le-militarisme-fleau,38


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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 11:26 (2016)    Sujet du message: Publicité

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